La rencontre avec les Cigales & Entreprendre au Féminin Bretagne

La rencontre avec les Cigales & Entreprendre au Féminin Bretagne

Le 5 mars 2020, nous avons fait un aller-retour express au Bout du Monde, l’occasion de se rappeler à quel point la région était magnifique. Nous avons été accueillis par un vent à décorner les bœufs et heureusement, la propriétaire des écuries nous attendait avec un bon thé chaud. Nous avons profité de ce moment pour échanger les dernières nouvelles : hiver difficile dans toutes les régions, dernières visites du lieu, informations par rapport à l’avancée de notre projet… Et c’est toujours un plaisir de se dire que quel que soit le résultat de notre initiative par rapport à l’achat du lieu, nous aurons au moins gagné de bons souvenirs et des échanges plus qu’amicaux avec l’actuelle propriétaire.

En début d’après-midi, nous avons repris la route en direction de Brest pour aller rencontrer des représentants des clubs cigales locaux lors d’une après-midi spéciale « Cigales cherchent fourmis – entrepreneuriat au féminin ».

Qu’est-ce qu’un club Cigale ?

CIGALE est un acronyme poétique pour Club d’Investisseurs pour la Gestion Alternative et Locale de l’Épargne Solidaire.

Les clubs Cigales sont nés dans les années 80 et portent l’idée que tout citoyen peut (s’) investir dans des projets locaux et soutenir l’économie de proximité.

Les clubs Cigales sont constitués en moyenne d’une dizaine de personnes qui souhaitent investir du temps et de l’argent pour l’accompagnement de porteurs de projets. Ils favorisent l’émergence d’initiatives ultra-locales et peuvent, au-delà du partage d’expériences, faire des dons, prêter de l’argent et agir comme levier, notamment auprès des banques. Les Clubs Cigales se trouvent partout en France et, pour notre part, nous avons échangé avec la branche bretonne du mouvement.

Le fonctionnement ressemble un peu aux tontines qu’on trouve sur d’autres continents.

Enfin, les Cigales ont mis en place une plateforme de financement participatif : https://www.citoyens-financeurs.org qui permet à plus grande échelle de lever des fonds.

Au-delà du potentiel apport financier qui pourrait nous être utile, les Cigaliers représentent avant tout, pour nous, une porte d’entrée sur le territoire du Bout du Monde. Effectivement, notre réseau professionnel brestois est moins élargi que notre terreau rennais, lyonnais ou parisien !

Comment s’est passée notre entrevue ?

À 16h30, nous étions attendus dans les locaux de la Boussol’, l’espace de coworking de l’économie sociale et solidaire de Brest et co-géré par l’ADESS (Association de Développement de l’Économie Sociale et Solidaire) pour rencontrer des cigaliers locaux.

Nous avons été, (là encore !) chaleureusement accueillis par 3 cigaliers faisant partie de deux clubs Cigales différents. En bonus était présente la déléguée générale d’Entreprendre au Féminin Bretagne.

Nous avons eu le temps de présenter en détail notre projet et nos parcours, bien que, je l’avoue, j’ai volé la vedette à Bertrand ! Effectivement, cette rencontre était principalement tournée sur les porteuses de projet. Une occasion pour moi de prendre confiance en ma capacité de présenter synthétiquement notre idée et de limiter mes balbutiements. #PierreReppàlaFlo

Bien que nous n’avions que trente minutes, nous avons tout de même pu répondre aux questions que se posaient nos hôtes et nous sommes sortis de la salle de réunion enchantés et imprégnés de bonnes énergies.

Comme souvent, le projet plait et nous constatons que si l’aspect financier – qui reste notre grand défi à relever – impressionne, personne ne nous empêche ou nous dissuade de continuer et tout le monde nous pousse plutôt à persévérer pour voir un jour le projet se concrétiser.

N’était-ce pas un peu tôt pour les rencontrer ?

Effectivement, nous n’avons pour le moment aucun business plan réellement prêt et tous nos budgets relèvent encore du calcul de coin de table (bien que je vous laisse imaginer qu’un « calcul de coin de table » pour Bertrand signifie quand même un tableau excel que je trouve – pour ma part – relativement complexe ). Autant dire qu’à la question logique que se pose tout financeur « OK, mais vous avez besoin de combien ? » nous ne pouvons donner pour le moment qu’une réponse vague. Financièrement parlant c’était donc « trop tôt » pour solliciter un soutien pécuniaire.

Cependant, les Cigales représentent pour nous une véritable porte d’entrée sur le territoire. Nous partageons les mêmes valeurs et nous souhaitons également l’éclosion d’un monde plus éthique dans lequel les projets systémiques et intégrés à leur territoire occupent une place prépondérante.

La rencontre avec les cigaliers de Brest nous a apporté :

  • des pistes de travail,
  • des idées de personnes à rencontrer et un nouveau réseau à intégrer,
  • de l’inspiration pour une possible campagne de financement participatif,
  • un vrai boost moral et l’envie, plus que jamais, de remuer ciel et terre pour faire émerger ce projet de sas de décompression sur la côte nord finistérienne.
  • Et bien que ce ne soit pas du tout à l’ordre du jour : cette rencontre nous a donné envie, pour le jour où nous aurons des économies à investir, à participer nous-mêmes à ces clubs 😉

Les prochaines étapes

Après envoi de quelques documents, notre dossier passera en comité technique afin de définir quelle aide pourront nous apporter les Cigales.

Au vu de ce premier échange très agréable, nous allons pouvoir rester en contact : nous savons que nous serons bien accueillis et au besoin aidés pour continuer à monter le projet.

Enfin, la déléguée générale d’Entreprendre au Féminin m’a également fortement encouragée à adhérer à leur réseau, mais ça… ce sera l’occasion d’un autre article !

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